Le coordonnateur de l’ONG APEM ( Action pour la Promotion et la Protection des Peuples et Espèces Menacées) Maître Blaise MUDODOSI a remis officiellement à la ministre provinciale e l’environnement Bijou Koy , une note de plaidoyer des peuples autochtones pygmées et des communautés locales de Bemili et Popoy.
Cette initiative vise à alerter les autorités provinciales sur les graves impacts de l’exploitation minière dans les territoires de Bafwasende et Banalia, où l’ONG accompagne depuis plusieurs années les communautés locales sur les questions liées aux mines, à l’environnement et aux droits humains.
Forêts en danger et biodiversité menacée
le plaidoyer souligne que l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle, menée par certaines sociétés, entraîne une déforestation massive et la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. Ces changements compromettent les activités traditionnelles des pygmées, notamment la chasse, la cueillette et l’usage des plantes médicinales, essentielles pour leur survie et leurs pratiques culturelles.
Pollution des rivières et impact sur l’eau potable
Les communautés dénoncent également la pollution des rivières, notamment l’Arwimi, où l’utilisation de dragues et de produits chimiques comme le mercure blanc affecte la pêche et rend l’eau impropre à la consommation domestique.
Sites miniers abandonnés et risques pour la population
Le plaidoyer pointe le non réaménagement des sites exploités, laissant des trous profonds remplis d’eau de pluie, qui ont déjà causé plusieurs noyades. Cette situation met en danger à la fois les populations locales et les animaux domestiques.
Droits des peuples autochtones bafoués
Les communautés rappellent que la loi congolaise et les conventions internationales garantissent leur droit au consentement libre, informé et préalable (CLIP) avant toute exploitation minière. Pourtant, de nombreux exploitants continuent de travailler sur les terres sans consultation ni indemnisation.
Revendications et attentes
Parmi les demandes formulées par l’APEM et les communautés:
- Réaménager et reboiser les sites miniers après exploitation;
- Utiliser des méthodes et produits non polluants;
- Respecter le CLIP et indemniser équitablement les pertes subies;
- Sécuriser les sites pour éviter accidents et maladies.
En remettant cette note à la ministre Bijou, l’APEM et les communautés autochtones espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte, en vue d’une exploitation minière responsable qui protège la forêt, respecte les droits des populations locales et contribue au développement durable de la Tshopo.
By REDACTION Kis24.info

