APEM porte le plaidoyer pour la reconnaissance de la criminalité minière et forestière comme forme de criminalité transnationale organisée.
À l’occasion de la 13ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (COP13 UNTOC), tenue à Vienne, en Autriche, du 19 au 23 octobre 2026, l’APEM se réjouit d’avoir porté son plaidoyer en faveur de la reconnaissance de la criminalité minière et forestière comme une forme de criminalité transnationale organisée relevant du champ d’application de la Convention de Palerme de 2000, entrée en vigueur en 2003.
La participation de l’APEM s’est articulée autour de deux actions majeures :
1. Présentation de cas de la RDC lors d’un événement parallèle de GI-TOC
L’APEM a présenté deux cas illustrant comment l’exploitation de l’or, des minerais critiques et les réseaux criminels associés menacent les forêts et les communautés en République démocratique du Congo (RDC).
2. Lecture de la déclaration conjointe APEM-FODER en plénière
Cette déclaration appelle notamment à :
1) Reconnaître les crimes environnementaux comme des infractions graves au sens de la Convention de Palerme ;
2) Traquer les flux financiers illicites et confisquer les avoirs des commanditaires de ces crimes ;
3) Renforcer la coopération douanière et policière transfrontalière ;
4) Protéger les défenseurs de l’environnement, qui sont des cibles directes de représailles en raison de leur engagement.
Une avancée majeure pour le plaidoyer porté par l’APEM.
L’APEM se réjouit du vote favorable à l’amendement à la Convention proposé par le Brésil, avec 83 voix pour, 12 contre et 26 abstentions. Cette décision constitue une avancée importante et va dans le sens du plaidoyer de l’APEM en faveur d’une réponse internationale renforcée face à la criminalité minière et forestière et à ses conséquences sur les forêts, les communautés et les défenseurs de l’environnement.

