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Déploiement officiel du Système ForestLink 2 à Muanda

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Dans la province du Kongo-Central , dans son territoire asphyxié par les pressions environnementales, l’ONG APEM avec l’appui technique de la Rainforest Foundation UK déploient le système ForestLink 2, à Muanda. Une technologique qui permet désormais à la communauté de documenter en temps réel les illégalités causés par  des industries extractives.

À Muanda, ici, entre l’océan, les mangroves et les terres agricoles, la cohabitation avec les  industries extractives est un combat de chaque instant. Pollution des sols, baisse drastique des rendements agricoles, opacité des cahiers des charges : pour les communautés locales, le sentiment d’impuissance a longtemps été la règle.

Du 9 au 23 juin 2026, l’ équipe de l’Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacés (APEM) s’est rendue dans le territoire de Muanda, au Kongo-Central. L’Objectif est de déployer officiellement le système de surveillance communautaire ForestLink 2, un outil numérique innovant qui permet aux communautés locales et aux défenseurs des droits humains de devenir les premiers veilleurs de leur environnement face aux impacts des industries extractives, de collecter les illégalités causés par des industries extractives  à travers des alertes communautaire à temps réel.

La mission commence par une immersion aux côtés des équipes d’Avocats Sans Frontières (ASF), l’Equipe de l’APEM ont sillonné 11 villages pour rejoindre les communautés où les débats autour de l’impact des hydrocarbures sur la santé et l’environnement sont vifs.

Les témoignages des communautés se recoupent tous, pointant du doigt les activités plusieurs industries extractives dans la territoire de Muanda. . « Nous attendons que l’État joue son rôle de régulateur et que les pétroliers respectent enfin leurs obligations sociales et environnementales », insiste un leader communautaire. Jusqu’à présent, il manquait à cette communauté un outil fiable pour matérialiser leurs plaintes. C’est désormais chose faite.

Pendant cette mission, 22 observateurs communautaires et défenseurs des droits humains venus de Muanda et des villages environnants ont été formés à l’utilisation de l’application Forestlink Collect et ForestLink 2.

L’outil est simple mais puissant : il permet, même depuis les zones les plus reculées, d’enregistrer et de transmettre des alertes géoréférencées, accompagnées de photos et de vidéos, pour documenter les illégalités environnementales. L’apprentissage s’est fait sur le terrain, par la pratique.

Les participants ont pu tester l’application en conditions réelles, évaluant eux-mêmes ses forces comme la rapidité d’envoi des alertes et proposant des pistes d’amélioration adaptées à leurs réalités comme la prise en compte des urgences en mer ou le travail en faible connectivité mais aussi , l’intégration de formulaires spécifiques pour les abus dans les mangroves ou pour l’accaparement des terres.

Pour éviter que ces alertes ne restent lettre morte, APEM a réuni les forces vives de la société civile locale : ASF, la CAADD et le RENADD. Les rôles ont été clarifiés pour garantir que chaque alerte envoyée par un observateur communautaire  soit vérifiée, sécurisée et transformée en un plaidoyer rigoureux auprès des autorités et des industries extractives.

« Les communautés attendent que l’État régule et que les industries respectent leurs obligations en limitant les impacts sur nos écosystèmes et nos vies », a résumé un participant lors des échanges.

En repartant de Muanda, l’équipe d’APEM laissent derrière elles une communauté transformée, équipés de kits technologique solide. La communauté n’est plus de simple témoin passif de la dégradation de leur écosystème mais elle est devenu un défenseur de ses propres droits.

 

 

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