Du 29 janvier au 15 février 2026, nos équipes d’APEM, accompagnées de nos partenaires du Forest Peoples Programme (FPP), ont mené une mission de recherche-action participative dans la province de la Tshopo.
La mission conjointe avait pour objectif mettre en lumière les savoirs traditionnels et les pratiques durables de gestion des ressources naturelles des communautés locales et des peuples autochtones pygmées (PAP).
La mission avait pour rencontre trois communautés: Bomili Centre, Babitolo 1 et Babitolo 2. La recherche a conduis à un apprentissage d’ensemble avec les communautés. À Babitolo 1 et 2, les communautés affirment d’avoir un lien indissociable avec la forêt. Les peuples autochtones, ont rappelé que leur identité est fusionnelle avec la forêt.
Qu’il s’agisse de la pêche traditionnelle à la nasse, de la récolte de miel sauvage ou de l’utilisation de plantes médicinales, chaque geste est empreint d’un respect profond pour l’écosystème. Des gardiens de la biodiversité : Les communautés pratiquent naturellement la mise en repos de certaines zones de forêt pour permettre aux ressources de se régénérer.
À Bomili, les échanges ont souligné l’importance de revitaliser ces anciennes pratiques face aux pressions actuelles. Des défis de gouvernance : Le constat est aussi un appel à l’action. Dans plusieurs villages, le pouvoir de décision des communautés sur leurs terres ancestrales reste limité.
La participation des femmes, bien que présente comme conseillères, demande encore à être renforcée pour devenir un levier décisionnel fort. Une touche humaine marquante au-delà des données techniques recueillies via l’outil PATT, nous retiendrons l’accueil chaleureux et l’intérêt manifeste des membres des communautés.
Leurs interrogations légitimes sur l’usage de ces informations ont ouvert la voie à un dialogue sincère. Les témoignages de la communauté serviront de base à un plaidoyer national pour la reconnaissance de leurs droits fonciers et la protection de leur environnement contre les pressions externes, notamment minières.
La mission se conclut sur une recommandation claire des communautés celle de passer de la parole aux actes concrets pour les aider à sortir de la précarité tout en préservant leur héritage culturel et naturel.

